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Eau, fertilisation et sols viticoles

La dureté de l’eau

LA DURETÉ DE L’EAU, QU’EST-CE QUE C’EST ?

La dureté de l’eau est dénie en fonction de la teneur en calcaire et en magnésium. Les ions en faveur de la dureté sont Ca2+, Mg2+, Fe3+… Elle est exprimée en mg, en ppm ou en degré. En France, on utilise le titre hydrométrique en degré français (TH°F). Un degré correspond à 4 mg de calcium ou 2,4 mg de magnésium.

QU’EST-CE QUE LE PH ?

Il s’agit du potentiel hydrogène (d’où pH). Il consiste en une mesure de l’acidité (concentrations en ions H+). Il permet de déterminer si une solution est acide, neutre ou basique, selon une mesure de référence.


Attention ! Il ne faut pas confondre eau adoucie et eau déminéralisée.


Une eau adoucie a une concentration réduite en calcium et en magnésium, tandis qu’une eau déminéralisée ne contient aucun des éléments suivants : calcium, magnésium, fer, aluminium, zinc et manganèse.

DURETÉ DE L’EAU ET PH EN ALSACE

En Alsace, on retrouve généralement des pH basiques et une eau plus ou moins dure selon les endroits. Les secteurs où l’eau est la plus calcaire se situent autour de Brumath, Haguenau, Wissembourg, Colmar et du sud de Mulhouse jusqu’à la frontière Suisse.

QUELLE RELATION ENTRE DURETÉ DE L’EAU ET AGRONOMIE ?

La dureté de l’eau est connue pour affecter la stabilité des substances actives, notamment sur les molécules ayant une charge négative disponible. Les ions métalliques peuvent alors s’y fixer : c’est le phénomène de complexion, qui peut aussi être impactant lors de mélanges de substances actives. La dureté de l’eau peut aussi freiner l’action des tensio-actifs ou entraîner un phénomène de cristallisation à l’extrémité de la buse, ce qui entrave la qualité de pulvérisation.


L’exemple du glyphosate :
Le glyphosate est une molécule sensible à la dureté de l’eau. Plus l’eau utilisée sera riche en calcium et en magnésium, plus ces derniers auront tendance à se fixer sur la molécule de glyphosate pour former un complexe beaucoup moins pénétrant. Dès lors, il est inutile d’augmenter la dose : l’efficacité restera limitée.
Des stations de traitement de l’eau sont désormais disponible à notre gamme pour réduire et optimiser l’efficacité des produits de traitement.

QUELLE RELATION ENTRE PH ET AGRONOMIE ?

Les produits phytopharmaceutiques possèdent une plage de pH propre. Cependant, ces derniers sont souvent acides, et introduits dans une eau basique, cela conduit à une hydrolyse qui peut diminuer l’efficacité des produits épandus.


L’exemple du dithianon :
Cet anti-mildiou a un temps de vie de 8 minutes à un pH de 9, alors qu’une eau à un pH de 5 allonge ce temps de demi-vie de 12 jours.

Influence du PH et de la dureté de l’eau en fonction des matières actives

TERMES AGRONOMIQUES


Matière Organique
La matière organique est une somme de substances et de composés carbonés d’origine végétale et animale.

Humus
L’humus désigne la couche supérieure du sol créée et entretenue par la décomposition de la matière organique (on le reconnaît à son aspect brunâtre à noir). L’humus est une matière souple et aérée qui absorbe et retient l’eau.

Capacité d’Echange Cationique (CEC)
Elle permet d’apprécier les possibilités d’échange de ces cations entre le sol et la plante via la solution du sol et dépend de la quantité d’argile et d’humus présente dans le sol ainsi que de leur qualité respective. Au final, la CEC permet de savoir s’il y a un bon échange entre le sol et la plante : plus elle est basse et plus les échanges sont facilités.

Complexe Argilo Humique (CAH)
Le CAH, aussi appelé « Complexe Absorbant », est l’ensemble des forces qui retiennent les cations échangeables (Ca2+, Mg2+, Na… ) sur la surface des constituants minéraux et organiques des sols. Ces actions peuvent s’échanger avec la solution du sol et des plantes. Ils constituent le réservoir de la fertilité chimique du sol. C’est ce qu’on appelle la Capacité d’Échange Cationique.

Le rapport C/N
Permet de déterminer la valeur du produit composté. Plus le résultat est bas et plus le produit est composté. Le rapport carbone sur azote doit idéalement se situer entre 9 et 11. Un C/N inférieur à 9 est souvent dû à un manque de MO. Un C/N supérieur à 11 est souvent révélateur d’une mauvaise dégradation de la MO.

LES DIFFÉRENTES ÉLÉMENTS

  • Azote (N) : permet la croissance des plantes. C’est un élément nutritif essentiel.
  • Azote organique : c’est le seul azote qui ne se lessive pas. En fonction des sources d’azote organique utilisées, cet azote se libère plus ou moins rapidement.
  • Azote Ammoniacal : résulte de la combinaison de l’azote (N) et de l’hydrogène (H).
  • Azote nitrique (NO3) : c’est le seul azote qui est assimilable par la plante. Les autres azotes doivent se transformer : Azote organique Ammoniacal Nitrique.
  • Phosphore (P) : cet élément est primordial dans la photosynthèse et le transfert d’énergie dans la plante. Il est essentiel pour la croissance, la oraison et la maturation des fruits.
  • Potassium (K) : cet élément nutritif joue un rôle majeur dans la constitution des parois cellulaires et la régulation de l’eau dans la plante. Il favorise la résistance des cultures à des stress comme le gel. Le potassium, apporte également la réserve en sucre dans le sol.
  • Calcium (Ca) : le calcium joue un rôle déterminant sur les fertilités physiques (stabilité des structures du sol, sensibilité à la battance, échanges gazeux et hydriques…), chimiques (fonctionnement de la CEC, désalinisation…) et biologiques (activité de la biomasse microbienne…) du sol. Secondairement, le calcium est aussi un élément nutritif pour les plantes. C’est un cation majoritairement absorbé sur la CEC. Il est naturellement présent en très grande quantité dans les sols calciques et surtout calcaires.

Réglementation

LE 6ÈME PROGRAMME D’ACTIONS NITRATES

Entré en vigueur en 2014, le 6ème programme d’actions nitrates s’applique à toutes les parcelles classées en zone vulnérable sauf :

  • Le vignoble de Cleebourg (Cleebourg, Oberhoen, Riedseltz, Rott, Steinseltz, Wissembourg)
  • Le vignoble près de l’Ungersberg (Albé, Andlau, Bernardvillé, Reichsfeld, Villé)
  • La vallée de Munster : Walbach, Wihr-au-Val, ZimmerbachThann, Leimbach
Principales règles à prendre en compte
  • Tout épandage de fertilisants (azotés) est interdit entre le 15 décembre et le 15 janvier (attention, des renforcements plus restrictifs existent dans certaines communes, il est important de consulter la réglementation propre à son secteur).
  • Il faut respecter une dose maximale d’azote de 50 unités par ha et par an pour chaque îlot.
  • Pour toute exploitation de plus de 3 ha, un minimum d’une analyse de sol par exploitation et par an est demandée.
  • Un cahier d’enregistrement et un plan prévisionnel des épandages sont à tenir.
  • Pour les apports azotés, la dose réelle apportée doit toujours être inférieure à la dose prévisionnelle.
  • Les épandages sont interdits sur les sols détrempés ou enneigés. Dans le cas de sols pris en masse par le gel, seuls les épandages de composts, de fumiers et de produits organiques solides sont tolérés.
  • Dans le cas d’une nouvelle plantation, il est autorisé d’apporter 30 T de fumier frais ou de compost la première année, mais il est interdit d’apporter de l’azote les années 2 et 3.
  • Concernant les apports sur des sols pentus ou à proximité des cours d’eau, les conditions d’épandage dépendent du type de fertilisant utilisé :

Possibilité de réduire à 10 m si une bande enherbée non fertilisée de 10 m de large est présente au bord du cours d’eau :

  • Les bandes enherbées et non fertilisées de 5 m le long des cours d’eau sont toujours obligatoires dans tous les cas.
  • Pour tout exploitant ayant au moins 5 ha au total dont 20 % en zone renforcée (secteurs de Rouffach, Kintzheim, Dambach la Ville, Zellwiller et Epfig), un bilan général azoté de l’ensemble de la SAU doit être calculé.

Amendements

L’ACIDITÉ D’UN SOL

L’acidification des sols est un phénomène naturel dû à un bilan positif de protons dans le sol.
Dans les écosystèmes cultivés, l’Homme est susceptible d’accélérer ou de ralentir le processus d’acidification par ses pratiques culturales.

Facteurs faisant varier l’acidité d’un sol :
  • Le carbone
    Certaines parties du végétal accumulent beaucoup d’alcalinité. Si on les exporte, elles ne contribuent plus à la neutralisation de l’acidité contenue dans le sol. Par contre, la restitution de ces résidus de culture limite l’acidification.
  • L’azote
    Selon leur forme chimique, les engrais azotés acidifient plus ou moins les sols. Les formes ammoniacales et uréiques acidifient le plus, tandis que les CIPAN limitent l’acidification tout en réduisant les pertes par lixiviation.
  • L’irrigation
    Selon sa composition, l’eau d’irrigation peut modifier le statut acido-basique d’un sol.
  • Les Techniques Culturales Simplifiées (TCS)
    Les TCS sans labour ne modifient pas en elles-mêmes l’acidification. Cependant, elles concentrent l’acidité dans la
    couche de terre superficielle travaillée et dont le pH peut baisser rapidement.
Facteurs faisant varier l’acidité d’un sol :

LES EFFETS DU CHAULAGE

Effets directs

L’amendement apporte un cation (calcium et/ou magnésium) et un anion (OH-, CO3 2- ou O2-) qui ont deux effets :

  • une augmentation du pH entraine celle de la CEC effective par ionisation des groupements carboxyliques de la matière organique (R-COOH –› R-COO- + H+),
  • une augmentation de la concentration en calcium (échangeable et en solution) et une baisse de la concentration en aluminium (échangeable et en solution).
Effets indirects

Le chaulage permet d’améliorer les caractéristiques
physiques, chimiques et biologiques du sol à travers
son effet sur son acidité et aussi par des effets
indirects sur :

  • la mobilisation des éléments nutritifs,
  • l’immobilisation des éléments métalliques toxiques,
  • l’amélioration de la stabilité structurale et des
    capacités d’infiltration de l’eau.

Le chaulage améliore la minéralisation de l’azote organique, en particulier la nitrification, et favorise la fixation symbiotique. Il apporte de la stabilité structurale au sol grâce notamment aux apports de calcium qui favorisent la floculation et la formation d’agrégats. En résulte également une diminution de la battance, donc une amélioration de la phase de germination-levée des semences. Le maintien de la porosité favorise l’exploration du système racinaire et améliore ainsi la nutrition en eau et en éléments minéraux. Enfin, le chaulage augmente l’activité de la biomasse microbienne par le rehaussement du pH.

On a longtemps considéré que l’idéal pour un sol était d’être alcalin, ou tout au moins neutre. On a maintenant une opinion plus nuancée et on considère qu’une légère acidité est favorable à l’assimilation des éléments nutritifs du sol.
Cependant, une acidité excessive est une véritable maladie du sol.

Les inconvénients d’une forte acidité sont multiples :
  • Mauvaise nitrification, activité biologique réduite
  • Milieu défavorable à l’absorption des éléments nutritifs et en particulier de l’acide phosphorique (précipitation sous forme de phosphate de fer et d’alumine)
  • Dégradation de la structure du sol
  • Altération du rendement et de la qualité
    La notion de pH est inséparable de celle du pouvoir tampon du sol : c’est la faculté que possède le sol à résister aux variations de son pH. Un sol sera d’autant plus stable qu’il sera riche en colloïdes argilo-humiques, c’est-à-dire que son complexe sera fort. C’est ainsi qu’un sol sableux, s’il est acide, se neutralisera plus aisément qu’un sol argileux très tamponné.

QUEL EST LE PH IDÉAL D’UN SOL ?

En principe, une forte acidité est à combattre énergiquement, car c’est l’indice d’une maladie grave du sol. Nous n’avons pas pour autant intérêt à avoir un pH très élevé, qui pourrait provoquer le blocage de certains éléments utiles à la plante.

L’idéal serait donc de se maintenir au niveau de la neutralité ou légèrement en dessous, à environ 6,5. Le pH idéal d’un sol sera différent suivant la nature du sol, la culture envisagée, et l’élément fertilisant considéré.

Dans les bons limons argileux bien constitués, on peut sans inconvénient se tenir à un pH de 7 à 7,8 ; et dans ces terres, on pourra faire des chaulages espacés. Dans les terres moyennes, le pH pourra osciller de 6,5 à 6,8. Dans les terres légères, siliceuses, de 6 à 6,5.

Pour rappel, l’acidité du sol exerce une influence très nette sur l’assimilabilité des éléments du sol par la plante

QUELLES SONT LES ZONES DE PH LES PLUS FAVORABLES

Les zones de pH les plus favorables à l’assimilation des éléments nutritifs :

Azote : de 6 à 8
Acide phosphorique : de 6,25 à 7
Potasse, soufre : de 6 à 8,5
Calcium, magnésium : de 7 à 8,25
Fer, manganèse : de 4,5 à 6
Bore, cuivre, zinc : de 5 à 7
Molybdène : de 7 à 8,5

Ainsi à l’exception du molybdène, l’assimilation des oligo-éléments est mieux assurée en milieu acide ; elle devient difficile en milieu alcalin. Il est important de ne pas oublier de tenir compte de la variation annuelle du pH, si le pH est mesuré pendant l’hiver, prévoir une baisse potentielle de 0,3 à 1 point pour l’été.

Deux étapes sont nécessaires pour déterminer le besoin en chaux : connaître le pH du sol, puis évaluer le besoin en chaux en fonction du complexe absorbant c’est-à-dire le pouvoir tampon du sol.

En effet, suivant la nature du sol et son pH initial, il serait bon de corriger l’acidité d’un coup ou progressivement, pour atteindre le pH désirable.

Pour un choix plus simple :

  • La teneur en oxyde de calcium (CaO) et éventuellement en magnésie (MgO), ainsi que l’état de combinaison, si important pour apprécier la valeur neutralisante.
  • La valeur neutralisante qui exprime la capacité totale de neutralisation sans tenir compte de la durée nécessaire.
  • La finesse est un critère très important, en eet plus le produit est n, plus sa réaction avec le sol est rapide. Plus le sol est proche de la neutralité pH 7 plus le produit doit avoir une réactivité élevée. Sont dit pulvérisés si 80 % du produit passe au tamis de 0.315 mm et 99 % minimum à 1 mm ; broyés si 80 % du produit passe à 4 mm, concassés ou bruts si leur granulométrie est supérieure à celle des produits broyés.
  • La solubilité carbonique, caractérise la rapidité d’action dans le sol. On a ainsi trois catégories de produits : action rapide (solubilité carbonique  50), action moyennement rapide (de 20 à 50) et action lente (20).

NOS AMENDEMENTS CALCAIRES

Connaître le sol

L’ANALYSE DE TERRE

L’analyse de terre, véritable check-up de votre parcelle, doit être réalisée régulièrement pour décrire l’état ou l’évolution de vos sols. Elle est indispensable pour ajuster au mieux amendement, fumure de fond et oligo-éléments.
De plus, dans le cadre de la directive nitrates 91/676/CEE, le pilotage de la fertilisation azotée en fonction des besoins de la plante est obligatoire.

Analyse physique

La granulométrie vous renseigne sur les risques de battance (indice de battance) et la RFU (réserve facilement utilisable).
La mesure du calcaire et plus particulièrement du calcaire actif, est indispensable en sol calcaire pour mesurer les risques de blocage des oligo-éléments (exemple de la chlorose ferrique) et de rétrogradation du phosphore. Un sol trop acide au contraire nécessitera un amendement calcaire (voir partie amendements).

Analyse chimique

La CEC (Capacité d’Échange en Cations) vous renseigne sur la taille du réservoir en éléments nutritifs : le taux de saturation de cette CEC est en relation avec le pH du sol. Les différents éléments nutritifs sont fixés au Complexe Argilo Humique (CAH), soit directement dans le cas des cations (chargés positivement comme le potassium K+), soit par l’intermédiaire du calcium pour le phosphore (PO4).
Les conseils de chaulage, de fumure P K, et d’apports d’oligo-éléments se basent obligatoirement sur cette analyse : par exemple, en sol bien pourvu, on n’apportera que les exportations de la culture. En sol à pH élevé, on préférera apporter des oligo-éléments sous forme foliaire.

Analyse biologique

L’analyse de la matière organique se mesure d’après le pourcentage de carbone dans le sol. Cette matière organique contribue à la CEC (avec les argiles mesurées en analyse granulométrique), donc au stockage des éléments nutritifs, ainsi qu’à la RFU. La fraction de cette matière organique qui est en cours de dégradation se nomme fraction « labile », la fraction humifiée est nommée « stable ».
La matière organique (MO) stable se minéralise plus ou moins rapidement en fonction de l’indice de l’activité biologique du sol. Grâce à cette minéralisation, la MO libère de l’azote disponible pour les cultures.

Engrais vert alsacien

ENGRAIS VERT SPÉCIAL VITICULTEURS

Nous vous proposons un engrais vert fabriqué en Alsace par nos agriculteurs pour nos viticulteurs. Grâce à notre trieur optique nous vous garantissons des graines triées et non cassées. Elles peuvent être ensachées en big bag ou sacs de 25 kg selon votre besoin. Le stockage est réalisé dans notre silo bio d’ILLHAEUSERN après validation des tests de germination.
Chaque année nous augmentons la superficie an d’augmenter nos capacités de vente, nous sélectionnons de nombreuses espèces résistantes aux gelées et adaptées au climat local.

LES ESPÈCES DISPONIBLES

  • Triticale
  • Pois et triticale
  • Seigle
    Pour plus d’informations sur notre gamme complète d’engrais vert, contactez votre technicien.

LA MÉTHODE MERCI : MÉTHODE SIMPLE POUR ÉVALUER LA RESTITUTION DE VOTRE COUVERT !

La méthode MERCI (Méthode d’Estimation des Restitutions des Couverts Intermédiaires) est une méthode simple et totalement gratuite pour quantifier la biomasse produite de chaque espèce de votre couvert. Ainsi, il est possible d’estimer la restitution en éléments minéraux (N,P,K…).

Pour cela, il faudra :

  • Prélever 1 m de biomasse
  • Peser chaque espèce séparément
  • Saisir les données sur www.methode-merci.fr

L’estimation sera faite en temps réel !

Enherbement de la vigne

Malgré son climat continental, l’Alsace est un vignoble moteur en termes de couverts végétaux. En effet, aujourd’hui 95 % de nos vignes sont enherbées. Le but de cette double page est de revenir sur les objectifs, les bénéfices, et les limites de l’enherbement des vignes.

AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES COUVERTS VÉGÉTAUX

L’enherbement de la vigne rentre tout à fait dans les notions d’agro-écologie qui, pour rappel, cherchent à promouvoir un système viable pour le viticulteur tout en valorisant la diversité biologique et en incluant les processus naturels comme les cycles de l’azote, du carbone et de l’eau.

Enherber sa vigne apporte un avantage connu de tous viticulteurs : bénéficier d’une bande de roulement qui facilite le passage dans les vignes. Les autres intérêts sont nombreux : la fertilité des sols, la lutte contre les mauvaises herbes, la préservation de la qualité de l’eau, la limitation de l’érosion et le maintien d’une faune d’auxiliaires.


Toutefois, la compétition pour les ressources du sol en eau et en azote peut freiner certains viticulteurs à l’implantation de couverts végétaux. Il est très important de bien discuter avec son conseiller du type de couvert le plus adapté en fonction des conditions pédo-climatiques et de son objectif
de production.

LES TYPES D’ENHERBEMENT ET LEURS AVANTAGES

QUEL EST LE PH IDÉAL D’UN SOL ?

Il est important de différencier tous les types d’enherbements.

Enherbement permanent

A base de graminées : majoritairement utilisés en Alsace sur la base d’un rang sur deux. D’un point de vue agronomique, la graminée consomme de l’eau et de l’azote et apporte de la lignine.
Il est judicieux de renouveler les bandes enherbées tous les 3-5 ans pour éviter les phénomènes dit de « paillasson » qui asphyxient le sol plus qu’ils n’apportent de bénéfices.


A base de légumineuses seules ou associées : elles sont peu gourmandes en eau. Le but est de fixer l’azote présent naturellement dans l’air et de le rendre disponible à la vigne.

Enherbement permanent

Les couverts temporaires sont semés à l’automne ou au printemps. Le but de ce type de couvert est de rechercher de la biomasse, d’éviter les pertes de nitrates pendant les périodes où la vigne n’en consomme pas et d’améliorer la structure du sol. Suite à la destruction du couvert, un mulch sera présent, ce qui va contribuer à limiter l’évaporation de l’eau du sol tout en restituant et en stabilisant la matière organique.

CONSEILS POUR LA BONNE IMPLANTATION D’UN COUVERT

Il est important que le sol soit préparé et propre pour garantir la bonne implantation d’un couvert. Attention ! Le fait de travailler le sol réveille les graines de mauvaises herbes en dormance. S’il y a travail du sol, il est judicieux de passer plus d’une fois. La profondeur de semis est primordiale : de manière générale plus la graine est petite, plus il faut la semer en superficie. Un bon réglage et calibrage du semoir vous garantira un semis homogène. La date de semis, et surtout les conditions météo sont les facteurs les plus déterminants pour un bon développement du couvert. L’automne est la période à privilégier pour implanter les semis temporaires comme permanents.

COMMENT CHOISIR SON TYPE DE COUVERT ?

En fonction de vos objectifs et du contexte pédoclimatique, il est important de bien choisir la ou les espèces les plus adaptées. Concernant le sol, les critères primordiaux sont la pente, le pH, la capacité du sol à retenir l’eau. La vigueur initiale de la parcelle ainsi que l’objectif de production sont aussi à prendre en compte.
Pour conclure, l’intérêt agronomique des engrais verts n’est plus à démontrer. Par contre, l’équipement et la mise en place restent des facteurs plus complexes à gérer. Des plate-formes de démonstration vont continuer à être installées à travers l’Alsace, n’hésitez pas à venir les voir.

Depuis une vingtaine d’années, l’enherbement des vignes s’est développé de manière considérable de telle sorte que l’Alsace s’impose comme pionnière en terme d’enherbement au détriment du désherbage total.

AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES TYPES DE SOL

L’aspect du terroir est primordial dans la viticulture et il existe une multitude de types de sol en Alsace avec chacun leurs particularités. Ce tableau représente trois grands types de sol avec leurs avantages et inconvénients.

ENGRAIS VERTS A PRIVILÉGIER EN FONCTION DES OBJECTIFS

Nos solutions d’enherbement

La période idéale pour l’implantation d’un couvert végétal est l’automne ou le début du printemps, sauf indication contraire. Le tableau ci-dessous récapitule les caractéristiques des principaux couverts végétaux utilisés en viticulture.

De nombreuses autres espèces sont disponibles sur demande auprès de votre technicien !
En raison des contraintes de production, pensez à anticiper vos achats.

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