- Les principales adventices
- Maïs : Ravageurs, maladies et adventices
- Blé : Ravageurs, maladies et adventices
- Soja : Ravageurs, maladies et adventices
- Colza : Ravageurs, maladies et adventices
LES PRINCIPALES ADVENTICES RENCONTRÉES DANS VOS PARCELLES
Les graminées




La grande sétaire verte gagne du terrain. Dans ce cas là, une stratégie de pré-levée est inévitable.
Les dicotylédones












Les luttes obligatoires
Ambroisie : posant de graves problèmes de santé, notamment via son pollen la prévention et la lutte contre cette adventice est obligatoire avant pollinisation.
C’est une adventice de printemps qui peut germer d’avril à juin avec une floraison d’août à septembre. Ayant une forte dormance, elle peut lever jusqu’à 10 ans après sa dissémination et jusqu’à 8 cm de profondeur.
Datura : c’est une plante particulièrement toxique du fait de ses teneurs en alcaloïdes tropaniques (l’atropine et la scopolamine). Ses molécules toxiques présentent des risques tant pour les éleveurs que pour les céréaliers puisque les alcaloïdes se situent dans toutes les parties de la plantes (fleur, feuille, graine, sève).
Reconnaissance et cycle de vie
- Taille adulte : Elle peut évoluer de 0,5m à 1,5m
- Forme des feuilles : de forme triangulaire et dentée
- Fleur avant floraison : forme longitudinale et vrillée au bout de celle-ci
- Fleur après floraison : blanche et longue (5 à 10cm) en forme d’entonnoir
- Fruit : bogue (2 à 4 cm) épineuse verte ou marron en fonction du stade de la plante
- Odeur : désagréable à proximité
- Les graines de datura peuvent germer d’avril jusqu’à septembre
Propagation rapide du DATURA
En Alsace, cette plante est de plus en plus présente dans les parcelles agricoles, sur leurs abords mais
aussi dans les zones urbanisées. Concernant le parcellaire agricole, toutes les cultures sont concernées
par cette adventice (blé, maïs, soja), notamment au niveau des puits de lumières. De plus, les graines sont
persistantes dans le sol (jusqu’à 40 ans).
Niveau de toxicité :
- Une bogue : 500 graines
- Une graine : intoxication de 19 personnes de 80 kg
Risques :
- Invasion due à une lutte mal gérée dans et autour de la parcelle
- Déclassement/ réfaction des lots avec une trop forte contamination
Lutte :
- Désherbage mécanique lorsque les daturas sont jeunes pour augmenter l’efficacité
- Traitement chimique (localisée ou en plein) en pré-levée, en post-levée ou en post-levée tardive
(persistance des produits). L’objectif est d’agir lorsque les plants de daturas sont jeunes pour
gagner en efficacité. Il est nécessaire de considérer la période de germination du datura. - Extraction des plants de datura de la parcelle à la main
- Nettoyage des machines de récolte entre les parcelles
Travaux de recherches : Détection des plants de datura par drone
AB2F expérimente actuellement des solutions de détection de datura par drone dans le but de pouvoir
localiser les plants.




LES IMPACTS DE LA PRÉSENCE D’ADVENTICES
Nuisibilité
En présence de mauvaises herbes, les cultures consomment davantage d’énergie pour assurer leur développement.
L’orientation des feuilles est alors modifiée de façon à s’éloigner des adventices : c’est l’évitement d’ombrage. Dès lors, le développement du système aérien se fait aux dépens du système racinaire.
Entre le stade 2 feuilles et 8/10 feuilles, la compétition des adventices se traduit par la baisse simultanée du nombre de rangs par épi et par conséquence la diminution du nombre de grains par épi, ce qui génère une perte directe de rendement.
Maïs : Ravageurs, maladies et adventices
LE TAUPIN (AGRIOTES LINEATUS)
Le taupin est le ravageur du sol le plus fréquent. Ce coléoptère entraîne une forte nuisibilité sur le maïs avec d’importants dégâts occasionnés. Sa nuisibilité estimée est à 5-10 q/ha pour 10 % de plantes attaquées.

Description du ravageur
- L’adulte est de couleur brun-noirâtre. Sa taille varie de 8 à 12 mm avec un corps allongé. Il pond dans la couche superficielle du sol.
- La larve, de couleur jaune paille, a une taille de 20 et 25 mm au dernier stade larvaire. Elle
présente trois paires de pattes.

Le cycle biologique du taupin
- L’adulte hiverne enterré et s’active au printemps lors de la ponte.
- Les oeufs sont déposés à quelques millimètres de profondeur dans le sol. Leur éclosion (vers les mois de mai-juin) se déclenche deux à quatre semaines plus tard.
- La larve se développe pendant quatre ans et se nymphose la cinquième. Elle se nourrit notamment de maïs et manifeste une préférence pour les racines. Elle marque des pauses dans son activité ravageuse en été et en hiver.

Les dégâts
Les dégâts sont essentiellement causés par la larve du taupin qui apprécie particulièrement les graines du maïs et en empêche la germination. Elle creuse également des galeries dans la partie souterraine de la tige du jeune plant. La plantule, endommagée, flétrit et s’assèche. Généralement, ces attaques sont concentrées dans les zones humides du champ par foyers.

Les moyens de lutte
La lutte raisonnée contre le taupin nécessite la connaissance du risque parcellaire. Les parcelles
avec des prairies dans la rotation et celles sur lesquelles des dégâts ont déjà été observés seront
à protéger en priorité.
- Solution curative en végétation : aucune
- Solution préventive : traitement de semences ou microgranulés insecticides appliqués au semis. Nous pouvons vous proposer à la vente : BELEM 0,8 MG à hauteur de 10 à 12 kg/ha, à appliquer avec un diffuseur.
Levier agronomique
L’application d’engrais starter favorise le développement racinaire et peut permettre une esquive partielle des faibles attaques de taupins. Mais cette stratégie est très vite limitée en cas d’attaque moyenne à forte.
Les produits disponibles sont présentés dans le chapitre gamme.
Votre technicien pourra également vous orienter.
LA CHRYSOMÈLE (DIABROTICA VIRGIFERA)
Depuis 2013 la chrysomèle est sortie des mesures de quarantaine et les partenaires du réseau de surveillance biologique du territoire se mobilisent pour suivre l’évolution et la gestion de cet insecte, qui reste un ravageur majeur du maïs s’il n’est pas contrôlé. Ce suivi a permis de confirmer que la chrysomèle est maintenant bien installée dans toute la région, et le nombre d’insectes capturés poursuit sa progression. Des premiers dégâts ont été constatés cette année mais fort heureusement sont assez limités du fait de l’été pluvieux.
Description du ravageur :
La chrysomèle du maïs est un petit coléoptère de la famille des chrysomélidés, originaire d’Amérique.

Larve
Mesurant entre 3 et 18 mm, ce sont des vers blancs avec une tête brune et trois paires de
pattes.

Adulte
D’une couleur jaune et noire, la chrysomèle adulte peut atteindre jusqu’à 7 mm de long.
Les antennes sont presque aussi longues
que le corps.
Cycle biologique du ravageur
La ponte s’effectue pendant l’été, dans le sol, jusqu’à 20 cm de profondeur. Les œufs, ovales et de couleur blanche, mesurent moins de 1 mm et hivernent sous terre jusqu’à leur éclosion,
au printemps suivant.
Les larves migrent ensuite vers les racines du maïs pour s’en nourrir jusqu’à leur développement définitif, après trois stades larvaires : elles peuvent alors mesurer jusqu’à 18 mm.
Les adultes peuvent se déplacer de 10 à 50 km et vivent environ 45 jours. Ils meurent en automne dès les premiers froids, après la ponte.

Les dégâts engendrés
Ce sont les larves qui provoquent les dégâts les plus dommageables, avec des attaques par foyers dans les parcelles. Elles sectionnent les racines, affaiblissent ainsi le végétal et fragilisent la base : les plants de maïs sont donc susceptibles de verser par la suite. Des épis lacuneux peuvent être la conséquence d’un stress hydrique provoqué par l’absence de racine.
Les adultes, moins problématiques se nourrissent essentiellement de pollen.
Ils peuvent tout de même couper les soies des épis, bloquer la pollinisation, et nuire ainsi à la formation des grains. Ces dégâts, bien que visuels, sont moins
préjudiciables.

Les plus fortes nuisibilités ont lieu lorsque les populations de chrysomèles du maïs sont abondantes après plusieurs années successives de culture de maïs. Les pertes de rendements peuvent se chiffrer à plusieurs dizaines de quintaux.
Moyens de lutte
- La rotation de culture est le levier le plus efficace. Dans les secteurs les plus touchés, cette alternative est à envisager.
- Comme le ravageur attaque en premier les racines et que les dégats peuvent être importants, il peut être intéressant
d’intervenir aux stades juvéniles : insecticides en enrobage de semence ou dans la raie de semis, engrais starter,
biostimulants, etc… - Des pièges peuvent être mis à disposition pour surveiller la présence de ce ravageur dans vos parcelles
Contactez votre technico-commercial pour connaître les solutions et/ou placer des pièges.
Les biostimulants sont présentés dans un chapitre particulier.
Recommandations techniques pour le maïs grain et le maïs fourrage selon les
captures de chrysomèle du maïs au cours de l’année précédente.
a) Selon le nombre de captures de chrysomèle du maïs sur pièges chromatiques au cours de l’année précédente.
Secteurs concernés : plaine d’Alsace, vallée du Grésivaudan, marais de Bourgoin-Jallieu, Combes de Savoie.

b) Selon le nombre de captures de chrysomèle du maïs sur pièges à phéromone au cours de l’année précédente.
Secteurs concernés : toute la France (sauf certains secteurs d’Alsace et de Rhône-Alpes).

LA PYRALE (OSTRINIA NUBILALIS)
La pyrale du maïs est le ravageur aérien le plus fréquemment observé. Sa nuisibilité est cependant très variable selon son abondance et sa biologie qui dépendent des secteurs géographiques en Alsace. Cette année, les vols de la pyrale ont été plus diffus du fait d’un été frais et pluvieux. Cependant, qu’ils s’agissent de pièges lumineux ou à phéromones, les captures sont les plus significatives dans les zones où la race bivoltine a déjà été identifiée.
Description du ravageur
- Œufs : la femelle dépose des groupes de 5 à 30 oeufs sous les feuilles de maïs, le long de la nervure centrale. Une femelle peut pondre plusieurs centaines d’oeufs.
- Larves : les larves de la pyrale se présentent sous forme de chenilles de 20 mm de long au dernier stade, de couleur gris jaunâtre.

Le cycle biologique du ravageur
La pyrale du maïs présente une ou deux générations par an en Alsace suivant les sommes de température des secteurs, la seconde génération volant pendant l’été.
Dans le cas d’une génération par an (monovoltine), la ponte s’effectue généralement en juin. Les larves, éclosent au bout de deux semaines, creusant des galeries dans la moelle de la tige. Les larves passent
l’automne et l’hiver en diapause dans les cannes et dans les résidus de maïs. Elles se transforment en nymphes au printemps suivant.

Les dégâts engendrés
- Pertes de rendement de 20 à 30 % liées aux larves : affaiblissement de la plante suite aux galeries de pyrales engendrant une baisse du PMG (ARVALIS évalue la perte à 4 % du potentiel de rendement en présence d’une larve par pied)
- Difficulté de récolte : phénomène de verse lié à l’attaque des tiges.
- Développement de champignons qui ont une incidence sur le développement de mycotoxines et la qualité sanitaire du grain pour la consommation humaine.
Les moyens de lutte
- Lutte prophylactique : broyage des cannes et des résidus de maïs (diminution de la population de larves)
- Lutte curative :
◊ Lutte biologique : application d’œufs de trichogrammes en début de vol et de ponte des pyrales

Lutte chimique : application d’un insecticide au pic du vol des pyrales. La lutte ne doit être déclenchée
qu’après observation terrain, émission d’un BSV sur la base d’un dépassement du seuil de nuisibilité (en
fonction des données du BSV). Les BSV sont à disposition sur le site de la Chambre d’Agriculture du Grand- Est ou sur le site de la DRAAF du Grand-Est.
Facteurs augmentant le risque pyrale :
- Population importante l’année précédente,
- Résidus non-broyés, hiver froid et sec, printemps chaud et humide,
- Monoculture de maïs.


CORVIDÉS
L’année a encore été impactée par des attaques de corbeaux. Le traitement de semence KORIT est toujours possible sur certaines variétés de maïs. Son efficacité diminue malheureusement quand l’environnement proche est protégé de la même manière. Le PIPER (à l’extrait de piment) à notre gamme est également une solution : il crée une atmosphère désagréable pour les oiseaux et rongeurs.
Moyens de lutte disuasive :
- Éviter les semis décalés
- Éviter de semer dans des sols soufflés, rappuyer la ligne de semis
- Si les conditions le permettent (sols se réchauffant plus rapidement et bonne hygrométrie), semer un peu plus profond (4-5 cm)
- Et enfin, signaler les dégâts subis via les formulaires mis à disposition par les organismes départementaux afin d’étudier cette espèce et de la classer ou non sur la liste des nuisibles.
FUSARIOSE DES TIGES (FUSARIUM GRAMINEARUM)
Cette maladie de fin de cycle révèle un dysfonctionnement des plantes dans la phase de remplissage du grain. L’envahissement des vaisseaux de la tige par le mycélium de Fusarium graminearum est à l’origine du symptôme de la tige creuse. Différents facteurs peuvent favoriser le développement des tiges creuses :
- Un stress – notamment hydrique – subi par la culture
- Le choix d’une variété sensible ou l’excès de densité
- Un défaut dans la nutrition potassique
Dégâts occasionnés
Pendant la phase de maturation, les tiges de maïs sont fragilisées par le développement précoce de Fusarium graminearum. On observe ainsi :
- Un dessèchement anormal des feuilles et une décoloration de l’appareil foliaire passant du vert au vert-de-gris, puis au rose (coup de feu fusarien)
- Un jaunissement précoce de la tige qui devient creuse et plie facilement sous la poussée,
- A l’intérieur de la tige, la moelle a disparu,
- La verse

Moyens de lutte préventive
Le respect des pratiques agronomiques de base :
- Choix d’une variété tolérante
- Travail du sol en conditions ressuyées
- Fertilisation potassique optimisée
- Densité adaptée au potentiel de la parcelle.
FUSARIOSE DES ÉPIS (FUSARIUM GRAMINEARUM)
Cette maladie résulte de la conjonction de différents facteurs parmi lesquels figurent le climat, le travail du sol et la sensibilité variétale.
Les sources d’infection sont nombreuses : insectes vecteurs (pyrale par exemple), vent, pluie, résidus de cultures, etc.
Lors de la floraison, les ascospores de Fusarium graminearum issues de la fructification des périthèces et du mycélium présents sur les résidus de récolte contaminent les soies.
Les dégâts occasionnés
Le mycélium se développe aux dépens de l’amidon du grain : le grain touché ne pèse pas. La perte de rendement est donc le risque premier pour le producteur.
Le deuxième risque concerne l’éventuelle production de mycotoxines pouvant remettre en cause la valeur marchande de la production. Deux mycotoxines sont susceptibles d’être produites par Fusarium graminearum : le déoxynivalénol (DON) et la zéaralénone (ZEA).

Moyens de lutte préventive
- Une bonne gestion des résidus de la récolte précédente (céréales à paille ou maïs)
- Le choix d’une variété de précocité adaptée au climat
- Le choix d’une variété peu sensible à Fusarium graminearum
- Une récolte pas trop tardive
Blé : Ravageurs, maladies et adventices
MALADIES DU BLÉ
Comme toutes les autres plantes cultivées par l’homme, les céréales à paille (blé, orge, avoine, seigle et triticale) peuvent être attaquées par des virus, des bactéries et des champignons microscopiques. Ces attaques ont lieu pendant toute la période de végétation.
MALADIE DES RACINES ET DE LA TIGE

Piétin échaudage
Les racines et le pied des tiges deviennent noirs et fragiles. La détérioration précoce des racines supprime l’apport d’eau et interrompt celui des éléments nutritifs du sol, ce qui entraîne des épis blancs ou vides. L’humidité et l’absence de rotation sont les facteurs les plus importants dans le développement de cette maladie.
MALADIE DE L’ÉPI

Fusariose
Les attaques se manifestent en période de forte humidité sur épis encore verts et provoquent un dessèchement précoce de tout ou partie de l’épi. Les parties atteintes présentent ensuite, après une période humide, une coloration rouge, rose carmin à saumon.
L’impact de la maladie est quantitatif mais peut aussi être qualitatif en présence de Fusarium graminearum(production de mycotoxines).
LES MALADIES DU FEUILLAGE
Oïdium
On reconnaît une attaque d’oïdium au feutrage blanc, ressemblant à du coton, qui se forme à la surface des feuilles et des tiges. Peu à peu, des ponctuations noires viendront moucheter ce feutrage qui virera progressivement au gris, puis au brun. L’oïdium n’est réellement nuisible que s’il contamine l’épi. Les températures optimales de développement se situent aux alentours de 15 et 20°C. L’oïdium a besoin d’une humidité de l’air relativement élevée pour se développer, c’est la raison pour laquelle il est quand même plus important à la base des tiges.
Rouille brune
On reconnaît la rouille brune aux pustules de couleur brun-orangé qui sont disposées aléatoirement sur les feuilles, plutôt sur la face supérieure.
Septoriose
Les taches de septoriose se présentent sous forme de losange ou rectangle, qui contiennent des pycnides qui sont de couleur brun-roux. La pluie joue un grand rôle dans la dispersion des spores. En effet, une forte humidité pendant 1 à 4 heures suffit pour assurer l’infection et la sporulation. La maladie se développe du bas vers le haut de la plante par effet « splashing » : rebond des gouttes d’eau de feuille en feuille.
Helminthosporiose
Des taches jaunes, auréolées ou bronzées apparaissent sur le feuillage. Elles s’apparentent à une « forme
d’oeil ». Les facteurs qui favorisent son développement sont des résidus de la récolte précédente mal enfouis, un temps humide et doux, des variétés sensibles. Cette maladie est observable sur blé mais est plus fréquente sur orge.
Rouille jaune
La forme typique du champignon se caractérise par des pustules jaunes parfaitement alignées le long des nervures des feuilles. Cette rouille se conserve après la moisson sur les repousses de céréales ou sur certaines graminées sauvages. La rouille jaune apparaît habituellement par foyers.

N’oubliez pas les biostimulants pour garantir les meilleures conditions à votre culture.
Soja : Ravageurs, maladies et adventices

CLÉ DE DÉTERMINATION DES MALADIES SUR TIGES DE SOJA

Colza : Ravageurs, maladies et adventices
OLIGO-ÉLÉMENTS
Évitez les carences

PRINCIPAUX RAVAGEURS D’AUTOMNE

A l’automne 2024, beaucoup de tenthrèdes ont été observées.
Restons vigilants !


Grosse altise : adulte
Coléoptère « sauteur » de 3 à 5 mm, corps noir et brillant avec reflets bleus métalliques.
Période de risque : de la levée à 3 feuilles.
Seuil de nuisibilité : 8 pieds sur 10 avec morsures et 25 % de la surface foliaire consommée.

Grosse altise : larve
Larve blanche de 1.5 à 8 mm, allongée avec les extrémités du corps noires et 3 paires de pattes.
Période de risque : de 5-6 feuilles à la reprise de la végétation.


Charançon du bourgeon terminal
Adulte : corps noir et brillant, extrémités des pattes rousses, de 2.5 à 3.5 mm.

Larve : blanche, dodue, tête brune et absence de pattes. Elles mesurent de 4.5 à 6.5 mm.
Période de risque : du stade 3 feuilles jusqu’à la reprise de végétation.


Petites altises
Petit coléoptère noir d’environ 2 à 2,5 mm.
Période de risque : de la levée à 3 feuilles.
Seuil de nuisibilité : 80 % de plantes avec morsures et 25 % de la surface foliaire consommée.

Pucerons verts
Petit puceron vert clair d’environ 2 mm, aptère (sans ailes). Il est présent en colonies sur la face inférieure des feuilles.
Période de risque : de la levée à 6 feuilles.
Seuil de nuisibilité : 20 % de pieds porteurs.
PRINCIPAUX RAVAGEURS DE PRINTEMPS


Charançon de la tige du colza
Couleur gris cendré, bout des pattes noir, de 3 à 4 mm. C’est le plus gros des charançons du colza. Ne pas confondre avec le charançon de la tige du chou, considéré comme peu ou pas nuisible pour le colza. Il est plus petit avec le bout des pattes roux et une tache blanche dorsale.
Période de risque : de la reprise de végétation à la fin de la montaison.
Seuil de nuisibilité : pas de seuil. On considère que le risque est élevé lorsque les insectes sont présents dans les colzas depuis 8-10 jours. 8 jours après les premières arrivées.

Méligèthes
Petit coléoptère, de 1.5 à 2.5 mm, corps de forme aplatie et noir brillant, antennes en forme de massue.
Période de risque : du stade bouton à début floraison.



Pucerons cendrés
- Aptères jaunâtres à la mue
- Sécrétion cireuse donnant un aspect gris cendré
- Antennes, pattes et cornicules plutôt courts
- Individus regroupés en colonies serrées
Période de risque : de la reprise de végétation jusqu’au début de la maturation
Seuil de nuisibilité : 2 colonies de pucerons /m²

Charançons des siliques
De 2.5 à 3 mm de long, corps de couleur gris ardoise et bout de pattes noir.
La présence de larves de cécidomyies indique que le charançon a potentiellement perforé
les siliques.
Période de risque : du stade formation des premières siliques au stade 10 premières siliques
bosselées.
Seuil de nuisibilité : 1 charançon / 2 plantes à l’intérieur de la parcelle. Raisonner l’intervention
en observant la parcelle : une intervention sur les bordures dès l’arrivée du ravageur est la plupart du temps suffisante.
LA CUVETTE JAUNE, INCONTOURNABLE POUR DÉTECTER L’ARRIVÉE DES RAVAGEURS
A l’automne, positionner les pièges dès le semis. Pour le printemps, les pièges devront être opérationnels dès la fin janvier pour capter les premiers vols d’insectes.
En fonction du ravageur ciblé, la cuvette peut être positionnée enterrée ou sur végétation :
- Enterrée : ce positionnement est le plus efficace pour l’altise d’hiver (grosse altise) qui se déplace par petits sauts au niveau du sol et qui n’est pas attirée par le jaune (contrairement aux altises des crucifères). Creuser un trou pour positionner la cuvette de telle sorte que le bord de la cuvette soit au niveau du sol.

- Sur végétation : les autres coléoptères ravageurs du colza sont attirés par la couleur. La cuvette doit donc rester bien visible pour être efficace. Au semis, positionner la cuvette sur le sol puis la remonter au fil de la campagne afin que le fond du piège soit à la hauteur de la végétation.

Mise en œuvre du piège :
- Remplir la cuvette avec 1 L d’eau + quelques gouttes de mouillant (liquide vaisselle)
- Relever la cuvette toutes les semaines, filtrer les insectes et les laisser sécher pour les identifier plus facilement.
- Changer régulièrement l’eau et nettoyer le fond de la cuvette pour qu’elle reste attractive.
SCLÉROTINIA : LA PRINCIPALE MALADIE

Comment reconnaître les symptômes ?
Sur tige : développement de taches blanchâtres et encerclantes à l’aisselle des feuilles ; des sclérotes apparaissent par la suite dans et sur les tiges.
Sur feuille : développement d’une pourriture blanche-grisâtre.
Période de risque : de la chute des premiers pétales jusqu’à apparition des 10 premières siliques.
Seuil de nuisibilité : pas de seuil, le niveau de risque parcellaire peut être évalué selon :
- la fréquence et le délai de retour des cultures sensibles dans la rotation,
- les attaques subies lors des années antérieures,
- le temps humide avant la floraison, favorable à la production d’inoculum,
- la densité du couvert et l’enherbement qui, par un maintien d’humidité, favorisent le développement de la maladie.
En situation à risque, intervenez à la chute des premiers pétales et apparition des premières siliques.
RECONNAITRE LE STADE OPTIMAL POUR INTERVENIR AU BON MOMENT
En situation à risque, la protection contre le sclérotinia doit se faire en amont des contaminations, idéalement au stade G1. Le bon positionnement est essentiel pour assurer une protection efficace au cours de la floraison.

LES AUTRES MALADIES

Cylindrosporiose
Symptômes de type brûlure, correspondant à des taches beiges légèrement parcheminées, avec présence de pustules blanches.

Oidïum
Taches étoilées de mycélium blanc.

Phoma
Macules arrondies, taches circulaires de couleur blanche, recouverte de pycnides.
N’oubliez pas les biostimulants pour garantir les meilleures conditions à votre culture.